Statistiques sur la production d’acier

L’acier est aujourd’hui un produit de base de nos économies modernes et mondialisées. De grands groupes internationaux tels que ArcelorMittal réalisent des investissements colossaux chaque année pour maintenir leurs outils de production au rendement maximal. ArcelorMittal par exemple représente 70 % des emplois et de la production du secteur de la sidérurgie française. Le groupe emploie aujourd’hui 20 000 salariés à travers le pays.

Statistiques de production d’acier

Les 10 premiers pays producteurs d’acier sont :

La Chine : 808 366 000 tonnes
Le Japon : 104 775 000 tonnes
L’Inde : 95 477 000 tonnes
Les Etats-Unis : 78 475 000 tonnes
La Russie : 70 808 000 tonnes
La Corée du Sud : 68 576 000 tonnes
L’Allemagne : 42 080 000 tonnes
La Turquie : 33 163 000 tonnes
Le Brésil : 31 275 000 tonnes
L’Ukraine : 24 218 000 tonnes

La France arrive en 13ème position de ce classement de 2017.

La production d’acier mondiale en 2015 fut de 1,62 milliard de tonnes contre 1,49 milliard de tonnes en 2011.
En 2016, la Chine a fabriqué plus de 1 milliard de tonnes d’acier soit, à elle seule, la moitié de l’acier produit dans le monde.

Consommation d’acier dans le monde

De nos jours, la planète dans son ensemble consomme chaque année autant d’acier que durant la décennie 45-55. Cependant la croissance de la consommation d’acier tend à se stabiliser. L’Association mondiale de l’acier, qui regroupe la quasi-totalité des producteurs mondiaux d’acier a estimé la croissance de la demande a environ 3% en 2013.

Raison de cette stabilisation : une stabilisation du marché immobilier chinois voulu par les dirigeants du pays ce qui impacte directement l’achat d’acier, matière première indispensable. Les aciéries chinoises tourne en bas régime depuis quelques années.

Il n’y a qu’en Europe que la consommation baisse de façon drastique soit environ -6% en 2013.

Une guerre commerciale et diplomatique

Subventionné et vendu à bas prix, l’acier chinois a provoqué la chute des cours mondiaux qui se sont effondrés de 40 % ces dix dernières années. Conséquence directe : une déstabilisation de l’industrie sidérurgique dans les pays occidentaux, notamment en Europe et aux États-Unis. D’ici à 2020, la capacité de production devrait baisser de 20 % ont toutefois tempéré les dirigeants chinois.

Le numéro un mondial, ArcelorMittal, qui avait annoncé une perte de 9 milliards de dollars en 2015, a ainsi engrangé un bénéfice net de 4,6 milliards de dollars en 2016 grâce à un marché redevenu porteur.

Dès mars 2016, Bruxelles avait présenté 47 mesures anti-dumping pour de protéger le marché européen de l’acier qui représente près de 320.000 emplois directs. En 2015, la France était le 3e producteur d’acier en Europe, avec 14 % du marché derrière l’Allemagne (39,7 %) et l’Italie (20,5 %).